Conseil syndical
Le 24 septembre 2009, Québec
Rapport du président
La première phase de la négociation dans les secteurs public et parapublic, celle qui a consisté à revitaliser et à recomposer les forces syndicales, fait maintenant place à une deuxième phase, celle de l’adoption de nos revendications. Au SPGQ, cette deuxième phase, amorcée dans nos instances le printemps dernier, se conclura par un vote des membres. Chez nous, quelque 95 % des membres sont appelés à voter, soit les membres de la fonction publique, des collèges, des commissions scolaires ou de l’Institut Philippe-Pinel de Montréal. Au cours de cette deuxième phase auront lieu les premières activités syndicales publiques. Les organisations syndicales membres du Front commun organisent une tournée, du 13 au 29 octobre, dans treize régions du Québec. Ouverte au grand public, cette tournée a trois objectifs :
1. Valoriser les services publics
2. Valoriser notre travail au service de la population
3. Valoriser notre nouvelle solidarité intersyndicale.
Cette tournée matérialise une orientation fondamentale de notre approche, celle voulant que la mobilisation des membres soit présente à toutes les phases du processus de négociation. Dans chacune des régions, le SPGQ compte un responsable à l’action, et la coordination des opérations du Front commun nous est confiée dans trois des treize régions visitées. Le plan de communication est prêt et certaines actions sont en voie de réalisation. Une bonne partie des énergies de toutes les organisations syndicales sera consacrée à l’un ou l’autre des domaines d’activité de la négociation. Cet effort particulier vise deux grands objectifs :
1. Négocier nos conditions de travail et notre rémunération
2. Conclure la négociation par la signature de conventions collectives.
Comme en 2003-2005, le gouvernement est majoritaire et il voudra sans doute invoquer la crise économique pour refuser de souscrire à nos revendications. La question des mesures de financement des services publics prendra bientôt l’avant-scène. Le Front commun s’y investira pleinement pour proposer des solutions équitables et efficaces sur le plan des revenus et moins dispendieuses sur le plan des dépenses.
Par ailleurs, signalons que le gouvernement envisage de réformer le Régime de rentes du Québec. Le Secrétariat intersyndical des services publics a fait connaître son point de vue en commission parlementaire. Essentiellement, il s’agit d’assurer la pérennité du régime en haussant les cotisations sur une période de cinq ans tout en réduisant certaines prestations et en en prévoyant de nouvelles. Le Secrétariat est d’accord pour assurer la pérennité du régime, est d’accord avec l’introduction de certains nouveaux avantages, mais s’oppose à la réduction des prestations, notamment les rentes viagères versées aux conjoints survivants, et il prône le recours à des mesures incitatives plutôt que coercitives d’allongement de la période active.
Le SPGQ est aussi engagé dans la réflexion sur l’exploitation de la forêt. Il retournera prochainement en commission parlementaire pour y présenter son mémoire. Essentiellement, notre syndicat propose que le gouvernement conserve la maîtrise d’œuvre principale dans le domaine pour faire en sorte que l’exploitation de la forêt s’effectue sur une base rationnelle qui assure un approvisionnement suffisant en ressource ligneuse, mais en protégeant la flore et la faune et en permettant que se développe la vocation récréative de nos espaces verts.
Le SPGQ s’est aussi penché sur la sélection des ressortissants étrangers. Il travaille de concert avec les autorités ministérielles pour faire en sorte que les changements proposés dans le processus de sélection puissent avoir pour effet d’accroître le nombre de ressortissants et de hausser leur potentiel d’intégration à la société québécoise.
Tous ces sujets sont à l’ordre du jour de nos séances et nous aurons donc l’occasion de les aborder avec plus de précisions.
En ce début de nouvelle année, je fais le vœu que nous fassions équipe pour orchestrer nos activités dans toutes les régions du Québec, pour leur donner un sens, de la force et du panache.
Bonnes délibérations.
Le président,
Gilles Dussault