Caisse de dépôt et placement du Québec - Seul le Vérificateur général peut faire la lumière
2009-03-13
Caisse de dépôt et placement du Québec
Seul le Vérificateur général peut faire la lumière
Québec, 13 mars 2009 – Ce matin, la prestation de la ministre des Finances du Québec à la Commission parlementaire sur la contreperformance de la Caisse de dépôt et placement du Québec démontre que ce forum politique n’est pas et ne sera jamais le moyen par lequel l’électorat et les épargnantes et les épargnants pourront savoir ce qui s’est réellement passé à la Caisse. Ce n’est pas par ce moyen que nous saurons quels correctifs doivent être apportés au cadre juridique ou administratif pour éviter de retomber dans les mêmes travers. Le président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Gilles Dussault, est aussi d’avis que les témoignages à venir des dirigeants ou autres employés de la Caisse ne permettront pas plus de faire la lumière sur la culture de la Caisse et sur les réformes qui doivent y être appliquées.
On a beau être édifié par la déception souventes fois exprimée par la ministre au sujet des résultats désastreux de la Caisse, on n’en demeure pas moins sous l’impression que madame Jérôme-Forget a l’air de tenir deux discours, soit celui d’être intervenue comme ministre des Finances, notamment auprès de la Banque du Canada, une institution sur laquelle elle n’exerce aucun pouvoir, alors que sur une institution mandataire du gouvernement du Québec, elle s’est scrupuleusement interdite de le faire.
Par ailleurs, les témoignages recueillis par une commission parlementaire peuvent difficilement être corroborés par des sources neutres et crédibles et même les questions qui y sont posées peuvent rester sans réponse ou ne se mériter que des réponses vagues, enrobées de considérations inopportunes, qui n’ont pour but que d’impressionner l’auditoire. Il n’est pas davantage possible de faire la synthèse des témoignages pour tenter d’en arriver, avec le peu qu’ils nous offrent, de se tracer un portrait global du dossier.
Pour tout savoir sur les causes et les remèdes dans le dossier de la Caisse, l’Assemblée nationale doit adopter une loi spéciale donnant au Vérificateur général, une institution neutre et compétente, le soin d’examiner en détail la gestion de la Caisse et de déposer son rapport dans les six mois, rapport qui devra comporter ses recommandations pour une réforme des pratiques de la Caisse qui assureront une meilleure gestion de l’épargne publique, conclut le président Dussault,
Le SPGQ est le plus grand syndicat de professionnelles et professionnels du Québec. Il représente environ 20 000 personnes, dont plus de 17 000 de la fonction publique et plus de 2 000 provenant des sociétés d’État, des réseaux de l’éducation et de la santé du Québec, rattachées à 37 unités de négociation.
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Renseignements : Patrick Albert, troisième vice-président, 418 570-5817.