Rémunération des cadres supérieurs - Des correctifs et des changements s’imposent
2009-01-26
Québec, le 26 janvier 2009 – La politique de rémunération des cadres supérieurs de la fonction publique et des sociétés d’État doit changer et des correctifs doivent être apportés aux mesures déjà prises. Le président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Gilles Dussault, demande que le gouvernement Charest abolisse dans les contrats actuels, et écarte des contrats futurs, le versement d’une indemnité de départ aux titulaires des postes de haute direction qui quittent volontairement leur poste et dont la nomination relève du Conseil exécutif. Au besoin, le gouvernement devra le faire avec le consentement des dirigeantes et des dirigeants actuels dont les contrats contiennent une telle largesse. Il demande aussi que la structure salariale de ces postes soit révisée de telle sorte que le salaire maximal ne dépasse pas vingt fois le salaire le plus bas payé dans le même ministère ou organisme où se trouve le poste de haute direction à pourvoir.
« Devant un scandale administratif, le sentiment d’indignation ne constitue que la moitié de la réponse et la contrition ne saurait constituer, à elle seule, l’autre moitié. « Pour que la réponse soit complète et valable, il faut de l’action », précise le président du SPGQ. Il rappelle qu’entre 2003 et 2006, soit bien avant la présente crise financière et économique, le gouvernement du Québec a imposé un gel des salaires de trente-trois mois aux quelque 500 000 personnes qui travaillent dans les secteurs public et parapublic. Or, par exemple, entre 2002 et 2006, le salaire annuel du PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec est passé de 420 000 à 1,9 million de dollars, une augmentation de 452 pour cent !
Les libéralités consenties à certains niveaux sont parfois justifiées par d’aucuns qui prétendent que l’attraction des compétences l’exige. Des compétences, précisons-le, il en existe à tous les niveaux. Pourquoi être si généreux avec les hautes directions alors que, chez les professionnelles et professionnels syndiqués, le gouvernement persiste à verser le salaire de base aux détentrices et détenteurs d’une maîtrise ou d’un doctorat ? Pourquoi n’accorde-t-il que des hausses salariales temporaires aux médecins vétérinaires, qui jouent pourtant un rôle essentiel en matière de prévention de la transmission à l’humain des maladies infectieuses telles que la grippe aviaire ou l’encéphalopathie spongiforme bovine, communément appelée la maladie de la vache folle ? Des problèmes d’attraction et de rétention de compétences, il n’y en a pas que dans les hautes sphères de l’administration publique, mais à tous les niveaux de nos réseaux de services publics. « Il est temps que le gouvernement reconnaisse la valeur du travail de l’ensemble des personnes qui œuvrent au service de la population québécoise, pas seulement celle d’une petite classe de privilégiés », conclut le président Dussault.
Le SPGQ est le plus grand syndicat de professionnelles et professionnels du Québec. Il représente environ 20 000 personnes, dont plus de 17 000 de la fonction publique et plus de 2 000 provenant des sociétés d’État, des réseaux de l’éducation et de la santé du Québec, rattachées à 37 unités de négociation.
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Renseignements : Patrick Albert, troisième vice-président, 418-570-5817.