États généraux des femmes du SPGQ, les femmes se préparent à la négociation
2008-10-27
Québec, le 25 octobre 2008. – Réunies ce week-end à Québec dans le cadre de leurs 7e États généraux, plus de 200 militantes du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec ont voté pour que le Syndicat fasse un enjeu de négociation la reconnaissance et la rémunération de congés familiaux adaptés à la réalité actuelle. Les professionnelles revendiquent aussi que diverses dispositions qui existent déjà dans quelques ministères et organismes, comme les horaires variables et l’aménagement du temps de travail, soient incluses dans la convention collective des employées, employés de l’État. Les militantes ont de plus demandé l’augmentation du nombre de centres de la petite enfance en milieu de travail.
« Il est plus que temps que l ‘employeur mette en œuvre des mesures plus concrètes pour aider les femmes, parents ou aidants naturels afin de permettre une meilleure harmonisation de la relation travail et vie personnelle » a déclaré à ce sujet Madame Danielle Nadeau, 2e vice-présidente du SPGQ et responsable du dossier des femmes pour le Syndicat.
Les femmes présentes aux États généraux ont aussi rappelé la nécessité de demeurer vigilantes quant au maintien de l’équité salariale et au suivi de la politique d’accès à l’égalité de la fonction publique québécoise ainsi que dans les unités parapubliques où de telles politiques sont en vigueur. Il faut dire que la politique gouvernementale, adoptée en 1992, a porté fruit. En 2008, les femmes représentent maintenant un peu plus de 50 % des professionnelles de l’État au Québec, comparativement au quelque 13 % de 1978, année de la création du comité des femmes du SPGQ. « Il s’agit là d’une percée significative », note Danielle Nadeau. « La prochaine étape sera de faire en sorte que ces nouvelles venues joignent aussi les rangs de la délégation syndicale » a-t-elle ajouté. En effet, les militantes ont aussi adopté une série de recommandations pour faciliter l’engagement des femmes au sein du Syndicat comme par exemple l’octroi de libérations supplémentaires ainsi qu’une formation adaptée pour les répondantes du Réseau des femmes. Ce dernier est constitué d’une cinquantaine de femmes issues de tous les ministères et organismes et des unités parapubliques représentées par le SPGQ.
Sur le plan social, les militantes souhaitent que le Syndicat surveille de près des phénomènes susceptibles d’être préjudiciables aux femmes comme par exemple la publicité sexiste, l’hypersexualisation des jeunes filles et l’exploitation sexuelle des femmes. Les professionnelles recommandent de promouvoir auprès du ministère de l’Éducation, Loisir et Sport, l’élaboration d’outils de sensibilisation pour les jeunes concernant l’apport des femmes à la prospérité de la société, cette action se faisant en conformité avec les programmes pédagogiques existants.
Les États généraux se réunissent aux trois ans. Ce rassemblement est non seulement l’occasion d’un partage d’expériences pour les militantes mais constitue un lieu de délibération et de décision. Les résolutions qui sont votées orientent les travaux du comité des femmes pendant les trois années qui suivent et sont présentée à l’Assemblée des déléguées et délégués syndicaux pour adoption.
Le SPGQ est le plus grand syndicat de professionnelles et professionnels du Québec. Il représente plus de 19 000 personnes, dont 17 000 de la fonction publique et 2 000 provenant des sociétés d'État, des réseaux de l'éducation et de la santé du Québec, rattachées à 37 unités de négociation.
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Renseignements : Sylvie Goupil, conseillère à l’information, cell. : 514 213-4192