Loi modifiant la Charte des droits et libertés de la personne - Un pas en avant vers une plus grande égalité des femmes et des hommes
2008-06-11
Québec, le 10 juin 2008. – Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec se réjouit que le principe du respect de l’égalité entre les femmes et les hommes a été inclus dans le préambule de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne et qu’un article a été ajouté au chapitre des Dispositions spéciales et interprétatives. « L’adoption du projet de loi 63 par l’Assemblée nationale représente une avancée vers l’obtention d’une plus grande égalité entre les sexes », a déclaré, à cette occasion, la deuxième vice-présidente du Syndicat, Danielle Nadeau, responsable du dossier des femmes.
En février dernier, le SPGQ a souscrit au principe de l’introduction du respect de l’égalité entre les femmes et les hommes dans le préambule de la Charte dans un avis de l’Intersyndicale des femmes, dont il est membre. Dans ce document, le regroupement composé d’organisations syndicales affirmait qu’il s’agit là d’un principe non négociable. Il y a déjà plusieurs années que les groupes de femmes militent en faveur de l’ajout d’un tel principe dans la Charte québécoise, puisque celui-ci est reconnu depuis 1982 dans l’article 28 de la Charte canadienne des droits et libertés.
Toutefois, le SPGQ considère que, même si l’adoption du projet de loi 63 constitue un élément important de l’obtention de l’égalité entre les femmes et les hommes, celle-ci ne pourra être atteinte uniquement par la voie législative. « Le gouvernement devra montrer que la reconnaissance de l’égalité entre les hommes et les femmes dans le préambule de la Charte n’est pas qu’un vœu pieux. Encore beaucoup de chemin reste à faire pour assurer la pleine égalité entre les sexes, notamment sur le plan économique », estime Mme Nadeau, porte-parole du Syndicat dans ce dossier. « La plupart des femmes sont responsables de familles monoparentales. De plus, une majorité d’entre elles occupent des emplois moins bien rémunérés et éprouvent toujours des difficultés à percer dans des secteurs dominés par les hommes. »
Le SPGQ est le plus grand syndicat de professionnelles et professionnels du Québec. Il représente plus de 19 000 personnes, dont 17 000 de la fonction publique et 2 000 provenant des sociétés d'État, des réseaux de l'éducation et de la santé du Québec, rattachées à 37 unités de négociation.
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Renseignements : Sylvie Goupil, conseillère à l’information, cell. 514 213-4192